Biographie

 IMG_3217 photo : Antoine Cognet

Guilhem Lacroux a appris la guitare (ainsi que l’harmonie jazz et classique et le contrepoint) auprès de Bernard Defond, puis à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne. Il a tout d’abord étudié la composition instrumentale et électroacoustique dans la classe de Denis Dufour au Conservatoire National de Région de Lyon, puis avec Robert Pascal et Jean-Louis Florentz au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon.

Il compose principalement pour la voix en répondant à des commandes d’ensembles professionnels tels que Résonance Contemporaine (Alain Goudard), le quatuor vocal 4animaCalliope, Voix de femmes (Régine Théodoresco), la Novia. ainsi que pour des musiciens : Isabelle Deproit, Els Janssens, Fabrice Jünger, Axelle Verner, Camille Allérat, Perrine Bourel, Jacques Puech… Il a été compositeur en résidence au Conservatoire de Château-Gontier en 2015 puis de Voiron en 2016 où il créa « Nom de Zeus », Oratorio antique pour choeur et orchestre symphonique, donné au Grand Angle. Il est également invité pour des Master Class (Pôle supérieur de Rennes, Conservatoire de Voiron, CCN de Rillieux la pape de Yuval Pick…).

Fort de toutes ces pratiques et expériences, il compose également des musiques pour le cinéma – « Monsieur Kubota » de Anush Hamzehian et Vittorio Mortarotti (France 2)le spectacle vivant – « Chimaera » de Julia Christ et Jani Nuutinen, – ainsi que pour différents musées – mémorial des guerres en Indochine , musée de Saint Antoine l’Abbaye, des soeurs de Saint-Joseph du Puy en Velay…

Il est par ailleurs multi-instrumentistes jouant tout aussi bien de l’archiluth que de la guitare électrique préparée. Il joue dans différents ensembles baroques ainsi qu’au sein du collectif La novia dont il est membre fondateur. Il joue en solo, dans Faune, Toad, la Baracande, Horts, Tanz mein Herz, Maintes fois, IN C…

Sa musique, essentiellement vocale est au service d’un texte, d’une intention, d’une humeur. L’écriture est instinctive, supermodale et souvent contrapuntique. Les mélodies et motifs, leurs déploiements, leurs superpositions, leurs vitesses, et les réminiscences qu’elles laissent tentent de bousculer la perception temporelle de l’auditeur. Ses pièces questionnent la foi en l’invisible aussi bien dans les espaces sacrés que profanes, allant de l’intime légèreté à l’universelle gravité.

Depuis 2017, ses œuvres sont éditées aux Editions Musicales Rubin et distribuées par les Editions Robert Martin.