Temps de Chien

Temps de chien (projet en cours de création)

par le Collectif Arts-mobiles

Roman de Patrice Nganang /
Adaptation, conception et réalisation Guilhem Lacroux et Olivier Defaÿsse
Collaboration artistique et Scénographie Eric Fassa

 

La lecture du roman Temps de chien fut pour chacun d’entre nous, un coup de cœur.

Et de naître le désir de l’adapter au théâtre, comme une évidence.

Entre réalisme social et conte philosophique, Temps de chien nous décrit la vie d’un quartier populaire de Yaoundé, «Madagascar», ses habitants, leur quotidien, leurs misères, leur joie de vivre, leurs bassesses,  leurs fièvres, leur truculence…
Ce monde-là est observé avec l’acuité singulière d’un narrateur incorruptible, le chien Mboudjak, dont le nom signifie «main qui cherche». Ce dernier est obsédé par son unique question :  «Où est l’homme ?»
Son point de vue impartial va bien au delà du simple témoignage. En regardant le monde «par le bas», Mboudjak nous propose, par ce subtil décalage, de percevoir la réalité sur un mode autre.

C’est cette expérience que nous voulons mettre en œuvre au plateau : par différents procédés de déphasage, suggérer au spectateur de regarder le monde autrement, envisager «l’histoire se faisant» sous un autre angle.

Notre adaptation est composée de fragments du livre (un mot, une phrase, un paragraphe, un chapitre…). A ce texte recomposé, nous ajoutons mouvements, silences, sons, et musique. Le fil narratif se déroule au cours de scènes tantôt étirées, répétées, contractées, muettes, dansées, verbeuses, immobiles… Ces fragments façonnent l’histoire par des ellipses, des montages «cut», créant ainsi une temporalité composite et contrastée. Le temps dessine son empreinte sur la mémoire.

Nous sommes sur le plateau, l’un musicien et l’autre acteur, chacun dans son langage, deux narrateurs de Temps de chien. Il arrive que ces langages se confondent : la voix est amplifiée, les mots deviennent matériau sonore, la musique raconte la rumeur de la ville, nos deux corps en jeu montrent des personnages. Il y a une part de l’un dans l’autre et inversement.

Comédien : Olivier defaÿsse

Guitare : Guilhem Lacroux

Diffusion sonore : Raphaël Poly

Résidence au Galet (Reyrieux) du 18 au 22 avril 2016.

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